Essai 1 – Le beau jeu.

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1 – Intro

2 – la condition du joueur

3 – Un staff et un organigramme acquis à la cause du beau jeu

4 – Sur le terrain

  1. a) Le jeu sans ballon
  2. b) Le jeu avec ballon

1 – Intro 

Cette notion est devenue une obsession. Le beau jeu. C’est quelque chose de recherché, de sacralisé, mais si mal expliqué.

Une équipe qui joue bien. Comment l’expliquer? Comment la fragmenter? Comment le démontrer? Comment l’appliquer à l’entraînement? Comment conditionner les joueurs pour les préparer à cela ?

Mon premier article consiste à tenter une démonstration. De libre expression, sur le beau jeu. Un essai libre et contestable. Pour apporter un peu plus de clarté concernant cette notion si vaste et sans limite.

Dans sa définition populaire, le beau jeu consiste à apprécier ce qu’une équipe développe offensivement sur de courts instants.

Également dans sa vision populaire, nous aimons citer des coach qui le pratique : Cruyff, Guardiola, Bielsa, Sampaoli, Klopp, Benitez, Wenger, Jean-Claude Suaudeau, etc…A juste titre.

Dans sa définition pure, je vous dirai qu’il existe une infinité de composantes qui une fois réunies, vous propose du beau jeu. Cela passe par deux points essentiels.

  • Le jeu sans ballon (phase 1)
  • Le jeu avec ballon (phase 2)

Si le jeu sans ballon n’est pas maîtrisé, les phases offensives ne le seront pas.

Si le jeu sans ballon est maîtrisé, le travail du coach sera réussi 50%.

Si ces deux points sont maîtrisés, il y a de fortes chances de remporter un match, d’une victoire totale et parfaite.

J’en profite pour glisser un avis sur un débat de RMC (radio sportive) sur les coach dogmatiques et les coach pragmatiques. Ils sont souvent mis en opposition. Le pragmatique se contente de faire avec les qualités de chacun, le dogmatique appliquera son style peu importe les qualité de chacun. Dans le foot dogmatique, le foot “est un”.  Non composé d’une addition d’individualités.

Les coachs dogmatiques sont donc ceux qui pratiquent le beau jeu.

Pour voir du beau jeu, il faut donc se tourner vers les coach dogmatiques cités précédemment. Ces mêmes coach qui peu importe la physionomie du match, peu importe l’enjeu, peu importe le résultat, vous apporterons la solution uniquement à travers le jeu.

Pour ces coachs, le jeu est le salut. Le jeu est salvateur, le jeu est la solution. Si en plus il peut être beau; on touche le nirvana pour un passionné de foot.

Avant de parler de la pratique du beau jeu, il est indispensable que le coach est à sa disposition des joueurs prêt à assimiler les notions du beau jeu.

2 – La condition du joueur 

Trouver des solutions à travers le jeu conditionne le travail du coach sur ses joueurs. L’aspect mental, l’aspect physique et l’aspect technico-tactique.

Autant dire que tous les joueurs ne sont pas aptes à pratiquer le beau jeu. Un mental sain, une hygiène de vie saine, un entourage sain.

Concernant le mental du joueur, tout dépend de sa capacité à accepter les critiques, à accepter de se remettre en question, et d’être remis en question par son coach. Cela dépend aussi à sa capacité à donner le meilleur, au service du collectif.

Il est impératif qu’un joueur se dévoue aux exigences du coach de part son alimentation, son sommeil, sa récupération et sa préparation.

Mais tout cela ne peut se réunir que si le joueur est entouré de personnes qui l’encouragent, le tirent vers le haut et lui donne de l’amour. Pour libérer son esprit. Le libérer de toute contrainte. Pour lui permettre de penser football et uniquement football. Oui, la notion d’amour est importante. Une personne s’embellit lorsqu’elle donne et reçoit de l’amour. Toujours.

Ce sont tous ces petits détails qui permettront au joueur de se libérer, de se surpasser, de se transformer, de se sublimer, de respirer foot en toute sérénité. Car là est tout l’enjeu du sportif de haut niveau. Pour se consacrer à 1000 % au football, les conditions de bien-être doivent toutes être réunies.

Parenthèse sur le PSG et certains joueurs qui s’accusent entre eux pour leurs non-performances répétées en LDC depuis 6 ans. Ce sont ces mêmes joueurs depuis 6 ans qui se plaignent des autres. Les mêmes qui fument la chicha et mangent des fast food au lieu de suivre un programme alimentaire adapté. Et ce sont ces mêmes joueurs à qui l’on conseille (à tort) de pratiquer cette communication pour se dédouaner de l’échec et de rester dans le confort. Le confort est notre pire ennemi.

Les joueurs qui sont dans l’excuse et non dans la remise en cause ne seront pas prêt pour pratiquer le beau jeu. Tout commence déjà en dehors du terrain. C’est dire s’il faut chercher dans le détail pour affûter le joueur. En faire un guerrier, un gagneur, qui est prêt à mourir au combat pour son équipe et pour la gloire. Des gladiateurs des temps modernes.

On parle beaucoup de sensations dans le football qui proposent du beau jeu. Nous, spectateurs, nous nous retrouvons dans une triple jouissance de :

  • Voir du beau jeu,
  • Voir des joueurs s’arracher sur le terrain,
  • Voir son équipe gagner avec la manière.

3 – Un staff et un organigramme acquis à la cause du beau jeu. Et surtout du temps accordé au coach

Il est évident que pratiquer du beau jeu demande du temps. Beaucoup de paramètres sont à mettre en place.

Pour l’appliquer, le coach va se trouver dans une inadéquation entre la culture du résultat immédiat (pratiqué par les coach pragmatiques) et la mise en place du beau jeu.

Dans le haut niveau, le football est composé de pleins de notions complexes hors terrain qui mettent immédiatement la pression aux coachs dogmatiques :

  • La pression des résultats
  • La pression des objectifs fixés,
  • Les enjeux financiers,
  • La pression du public,
  • La pression de l’entourage des joueurs (agents, familles, WAG)
  • La gestion du vestiaire (tolérance à l’ego de chaque joueur dans certaines équipes).

La tâche est donc fortement rendu bien difficile.

Si toutes ces notions ne sont pas encadrées / ne sont pas gérées, vous prenez le tout, vous secouez tout cela, et vous vous retrouvez avec un monstre bordel. A l’image du Losc version 2017/2018 :

Un président sans argent qui achète le club sur emprunt bancaire, qui dupe les supporters et les propriétaires vendeurs en les séduisant avec un produit : Marcelo Bielsa et la promesse de développer du beau jeu.

Mais au final, le président ne peut accepter ce que met en place le coach pour cause de mauvais résultats et d’impératifs financiers.

Sans avoir le temps de construire quelque chose car trop d’échéances qui mettent le club sous pression, le club a choisi de licencier son produit phare. Le club est alors 19ème, interdit de recrutement et rétrogradé à titre conservatoire en ligue 2 par la DNCG /LFP.

Sans le soutien inconditionnel de sa hiérarchie et de son staff, le beau jeu ne peut se pratiquer. C’est un effort commun, une notion qui doit être analysée, accepté, qui doit faire l’unanimité dans l’esprit de la direction.

C’est en quelque sorte une forme de micro Etat communiste, isolé du monde extérieur, qui donne tout pour la mère patrie. On perd presque la notion de l’extérieur. Tout le monde travaille dans le même but, sans remettre en cause le système sous peine d’exil.

C’est assez Stakhanoviste comme vision.

Évidemment, un président ne peut fermer les yeux sur un projet de jeu qu’il n’a pas validé, car le taux de d’échec est relativement élevé. Le travail fait en amont ne donnera de résultats que plus tard dans la saison. C’est inéluctable, si les joueurs et le staff font ce qu’il faut.

Cela demande également au coach une exigence de sa part. Il doit être omnipotent et omniscient. Il doit placer ses joueurs / staff de confiances à des postes clefs pour encadrer la vie quotidienne du joueur. Pour l’intérêt général. Pour le beau jeu.

Dans le contexte du club, des hommes à sa tête aux salariés, tout doit être en adéquation. Sans cela, même si vous connaissez la recette, si les hommes ne sont pas les bons, peu importe les outils et matériels de travail, que le coach y mettra, cela ne fonctionnera pas.

4 – Sur le terrain 

Nous y venons, au terrain. L’essentiel et l’essence même du football. Cette petite odeur que vous appréciez, qui traverse votre cerveau, qui vous donne ce petit rectus et qui vous dit : “ca y est nous y sommes. Passons aux choses sérieuses.”

Juste avant de parler de terrain, j’aimerai parlé encore une fois des joueurs. Expliquer une notion ultra importante. La notion du relais entraîneur / joueurs.

Ce que le coach dit sur le banc, les joueurs cadres doivent le relayer aux joueurs sur le terrain.

On le sait, une défaite comme une victoire ne repose pas que sur l’entraîneur. C’est aux joueurs de prendre leurs responsabilités sur le terrain. Si un entraîneur n’est pas compris, il ne peut transmettre sa vision auprès de ses joueurs.

Il est donc important que les joueurs cadres entretiennent une relation fusionnelle avec leur coach. Une sorte d’entraîneur joueur sur le terrain. Qui dispose d’une intelligence de jeu, d’une vision clairement en phase avec le coach. Et croyez moi, quand on parle d’intelligence de jeu, il n’y en a pas 36.

Je peux vous citer quelques joueurs : Michel Platini, Didier Deschamps, Xavi Hernandez, Gabriel Fernandez, Andres Iniesta, Andrea Pirlo, Diego Simeone, Javier Zanetti, Paolo Maldini, ou autre Sergio Ramos,…

A échelle du championnat de France aujourd’hui (2018) : Loïc Perrin, Luiz Gustavo, Falcao, Julien Ferret, Hilton, Dante, Benjamin Nivet,… Moins glamour, mais élégant dans l’esprit de jeu et leader sur le terrain.

Vous aurez d’ailleur remarqué que tous ces joueurs étaient capitaine de leur équipe, voir de leur sélection. Coïncidence ?

Ces joueurs disposent d’un “QI football”. D’une intelligence du corps, d’une intelligence collective. Ils sont surtout des meneurs sur le terrain et en dehors. Des gens pour qui vous sont prêts à partir en guerre.

Il est important dans la tête des joueurs que cette forme d’admiration pour les “joueurs relais” et leur coach soit sans faille. Elle se travaille et s’entretient au quotidien.

Donc récapitulons :

Pour développer du beau jeu, il faut donc :

Une direction acquis à la cause

Un staff acquis à la cause

Un coach acquis à la cause

Des joueurs relais acquis à la cause

Des joueurs prêt psychologiquement et physiquement acquis à la cause.

Imaginez le travail au quotidien pour protéger cette union sacrée, pour conserver cette cohésion, qui commence par le sommet de la pyramide : la direction.

Ca vous épuise déjà ? Ce n’est que le début.

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Le beau jeu comme je vous l’ai écrit en introduction repose sur deux préceptes :

  • Le jeu avec ballon,
  • Le jeu sans ballon.

 

  • Le jeu sans ballon :

 

Le jeu sans ballon est comme son nom l’indique le jeu pratiqué par l’équipe lorsqu’elle ne possède pas le ballon et se retrouve en phase défensive. Il a une importance capitale dans la pratique du beau jeu car sans ce travail défensif, aucune action offensive ne peut se créer.

Quelques principes :

Plus vous défendez haut et récupérez le ballon haut, plus vous vous rapprochez du beau jeu. Les attaquants de l’équipe sont donc les premiers défenseurs.

Si l’équipe n’est pas capable de pratiquer le beau jeu avec ballon, Il est tout à fait possible que l’équipe passe 90 minutes à défendre et se contente de jouer en contre. A défaut de savoir attaquer correctement. Il n’y a qu’à se remémorer le classico d’automne 2016 quand Rudi Garcia a fait son premier match avec l’OM et a proposé un plan de jeu uniquement défensif. Résultat 0-0. Mission accomplie, même sans maîtriser le jeu sans ballon. Le début d’une belle histoire de renaissance pour l’OM.

Pour maîtriser le jeu sans ballon, cela commence par :

  • La maîtrise du marquage en zone : les joueurs défendent en avançant. Pour étouffer son adversaire, réduire les espaces et le priver de solutions.
  • Une rigueur défensive implacable, faite de harcèlement constant sur le joueur adverse, de pressing immédiat sur l’adversaire sur toute la surface de terrain.
  • Les attaquants sont les premiers défenseurs. Leur travail défensif est primordiale. Ne pas faire ce travail permet automatiquement à l’adversaire de casser une ligne et d’avoir de l’espace pour la suite de son action offensive. Ce travail fait doit être compensé par une capacité d’endurance très élevé. L’attaquant aura également  besoin de lucidité en phase offensive malgré ses kilomètres parcourus à vide. Avoir 7 ou 8 joueurs de champs à éliminer en phase de transition est plus simple que d’en avoir 9 ou 10.
  • Fermer les espaces est une obligation. Cela doit être une obsession. Les anéantir demandent un travail chirurgicale répété à l’entraînement, parfaitement huilé, jusqu’à ce que cela se fasse naturellement par les joueurs.
  • Cette réduction des espaces entraîne parfois un déséquilibre qui doit être compensé par d’autres joueurs. Il se sacrifie  (théorie du guerrier hoplite à voir plus bas).
  • Une capacité de chaque joueur de champ à courir entre 12 et 15 kilomètres par match. Soit un nombre de kilomètre parcouru en bloc équipe de 118/122 kilomètres par matchs.
  • Ce bloc équipe doit être en constant mouvement, capable d’évoluer sur plusieurs schéma de jeu. Pour une meilleure compréhension du jeu. Cela améliorera le QI football des joueurs.
  • Une capacité à se positionner entre les lignes adverses pour gêner la construction du jeu adverse et les court-circuiter dès la 2ème passe. La notion de jouer avec un n°6 est très vital pour réussir cela.
  • Une polyvalence de chaque joueur sur plusieurs poste. Cela permet aux joueurs d’élargir leurs palettes de jeu, pour en comprendre les suites logique des comportements adverses. Cette polyvalence développe l’intelligence de jeu du joueur, pour une meilleure lecture, afin de le mettre au service du collectif.

Je tente une métaphore entre la pratique du jeu sans ballon et le monde du travail de catégorie “front office”. Dans les métiers de l’hôtellerie / restauration par exemple (le secteur d’oú je viens).

Lorsque je formais mon personnel, je comparais le travail et le rôle de chacun aux guerriers hoplites grecs : 50% du travail de la personne A protège le travail de son voisin, la personne B, qui protège 50% du travail de son voisin, la personne C et ainsi de suite.

Mis en place dans le jeu sans ballon, c’est assez explicite. On se sacrifie les uns pour les autres, ne laissant aucun espace à l’adversaire.

Il y a là une vraie pression sur la réussite de cette formule, car si l‘un des joueurs ne fait pas son travail correctement, c’est tout le système mis en place qui s’effondre.

Le travail effectué par un joueur rend service à un autre joueur et ainsi de suite. Et chacun sans exception doit s’impliquer dans ces efforts. La notion de bloc équipe prend tout son sens.

Si la personne A se blesse au combat, La personne B le protège. la personne B est elle même protégé par son voisin la personne C et ainsi de suite.

Nous sommes bien dans le dogme footballistique.

Ainsi, l’équipe en cas d’échec pourra parler uniquement de “faillite collective”.

Nous pouvons observer sur ces deux dernières années au club du FC Nantes que les deux entraîneurs ont imposé cette pratique du jeu sans ballon. En conditionnant les joueurs, en les responsabilisant. Les joueurs n’étant pas tous amis avec le ballon, les résultats par le jeux furent pourtant dithyrambique. Et les joueurs y prennent goût, c’est ca le plus dingue.

Je parle du travail réalisé par Sergio Conceicao et de Claudio Ranieri. Ils parlent d’imposer à leur équipe de d’abord “bien défendre” avant de penser à “bien attaquer”.

Étant des meneurs en dehors et sur le banc du terrain. Il ont immédiatement restructurer les séances d’entraînement, mettant certains joueurs refusant cette transformation en équipe B, pour n’avoir que des guerriers. Cela à permis l’éclosion de Romain Dubois aujourd’hui capitaine de l’équipe et Valentin Rongier vice capitaine.

L’intensité des entraînements ont augmentés, séances vidéos poussées, responsabilisation des joueurs, prise de conscience du collectif. Toutes ces notions finalement basiques sont sans cesses martelées, à juste titre.

Avec ces notions, une fois maîtrisées, le beau jeu sans ballon est la première étape.

  1. b) Le jeu avec ballon.

Nous y voilà, la partie croustillante. Le jeu avec ballon.

Il faut bien comprendre que toutes les étapes précédentes (absolument toutes) ont un impact réel pour faciliter le beau jeu avec ballon.

Le but étant de se faciliter la vie avec tout ce travail gigantesque. En quelque sorte, le jeu sans ballon et toutes les étapes précédentes vous mettent dans les meilleurs conditions pour produire avec discipline, rigueur et plaisir le jeu avec ballon.

Pour l’équipe sur le terrain, l’adversaire, les spectateurs et les téléspectateurs, une équipe qui produit du beau jeu transmet de l’émotion : Il y a une notion de psychologie positive. On aime voir du beau jeu.

Le beau jeu avec ballon c’est cash. Il est dominateur. Il écrase physiquement, techniquement et mentalement l’adversaire. Il remporte le rapport de force. Et même si au final le résultat n’est pas en votre faveur, le contenu des 90 minutes ne sera pas perdu. Votre corps enregistre ce qui a été accompli. Entamant une marche vers le progrès puis le succès.

Quelques notions de bases du jeu avec ballon.

  • Le mouvement :

Le jeu doit être fait de mouvements incessants, de déplacements structurés, en bloc équipe, fait de surnombre.

Le porteur de balles doit à chaque fois avoir au minimum 3 solutions autour de lui.

La capacité de se rendre disponible pour créer des solutions est indispensable. Ce mouvement en bloc permet d’avoir le contrôle du ballon, de mettre la pression sur l’adversaire et de le déstabiliser.

Plus le bloc est en mouvement, plus il perturbe l’adversaire. Chaque porteur de balle doit distribuer puis proposer une solution.

  • La passe :

Une qualité de passes bien précise, dans le sens du but uniquement, sans rebond, qui longe le sol.

Qui permet en une touche de contrôle dès réception d’éliminer un joueur en phase offensive.

Le joueur doit toujours rechercher l’obliquité (passe diagonales) et la verticalité dans ses passes.

Pas plus de deux touches de balles, passes courtes, passes longues, en cassant le rythme sans jamais cesser le mouvement de la balle.

Le mouvement et la recherche constante de disponibilité permet de réduire les risques de pertes de balles dans les petits espaces.

  • Le schéma tactique :

Je préconise un 343 ou un 442 à plat. Personnellement je suis fan du 343.

  • Avec en milieu, 2 profils préconisés :
  • Un n°6 : qui relance proprement les ballons en partant de la défense, qui remet tout de suite son équipe dans le sens du jeu. Une rampe de lancement, qui a une lucidité et un sens froid dans sa qualité de passe. Avec un jeu simple et épuré. Un gros volume de jeu, une rigueur défensive, ratisseur qui lâche rien, avec une excellente lecture de jeu.
  • Un n°8. Relayeur. Technique, rapide, positionné plus haut dans l’axe, capable de faire le travail défensif dans le jeu sans ballon et capable d’apporter des solutions offensives à chaque passe. Doté d’une vision de jeu permettant de gagner des fractions de secondes sur le positionnement adverse.

Avoir ces deux joueurs au coeur du jeu, qui dictent le tempo du match est parfait pour développer le jeu avec ballon. Leur mission : alimenter sans cesse les joueurs qui sont devant et autour d’eux, harceler le milieu adverse lorsqu’ils n’ont pas la balle.

  • 2 pistons : gauche et droite : leur principale tâche est le travail défensif. Fait de harcèlements sur les milieux, ailiers et arrières. une rigueur défensive de tous les instants. Ils sont là pour casser les actions adverses. Leur volume de jeu est très large. Ils doivent avoir la capacité de monter et descendre pendant 90 minutes. Dans la construction du jeu, ils doivent chercher le 8 ou les attaquants. S’il n’y a pas de solutions, ils peuvent jouer avec leur 6.
  • En défense : Jouer avec 3 centraux. Rien de révolutionnaire. Les 3 centraux doivent couvrir toute la zone défensive de 0 à 30 mètres. 2 profils types :
    • Un stoppeur relanceur : ayant les mêmes capacités technique et même qualité de passe qu’un milieu, une relance propre et une vision de jeu complète. Je le préconise comme capitaine de l’équipe. En cas de marquage serré sur votre n°6, il est la solution pour lancer une action de jeu. Rigoureux, élégant, calme, charismatique. Il peut également relancer vers ses pistons gauche ou droit, voir écarter avec ses deux autres coéquipiers en défense.
    • Un stoppeur Autoritaire : Le stoppeur autoritaire est là pour se faire respecter auprès des attaquants adverses. Physique, puissant, bon de la tête, c’est le stoppeur primaire par excellence. Défensivement, il est un chien galeux, ne lâchant pas un centimètre l’adversaire. Balle au pied, il relance au stoppeur relanceur ou aux pistons, voir au 6 si il y a sécurité.
    • En Attaque : Que vous jouez à 2 ou à 3 devant, il est important d’avoir à sa disposition des profils assez variés et efficaces devant le but.

 

  • L’attaquant complet : capable d’être décisif en une touche de balle, bon de la tête, capable de remiser et de jouer dos au but, rapide, technique, puissant et intelligent. Une vision de jeu, un QI footballistique proche du défenseur relanceur, du 6 et du 8. Il est un leader technique sur le terrain. Il marque et fait marquer ses partenaires.

 

      • L’ailier intérieur : Audacieux, prise de risque maximale, il percute l’adversaire et rentre dans les 16 mètres balle au pied. Un feu follet. Son but est d’épuiser physiquement et mentalement ses vis à vis. Sa vitesse et sa technique sont ses qualités principales. Si en plus il sait jouer collectif, est complice avec ses coéquipiers attaquant, vous touchez l’extase.

 

  • L’ailier extérieur : Moins foufou que l’ailier intérieur, plus intelligent dans le jeu, il dépose des caviars aux attaquants et aux milieux. Il est capable de faire la différence face au but et d’apporter la solution lorsque l’autre ailier et le buteur ne peuvent le faire.

 

  • Au but : Un gardien, mais pas n’importe lequel.
    • Gardien libéro : Capable d’une relance propre et sûr. Capable de sortir vite de sa surface en cas de nécessité. Pour casser une éventuelle action de jeu adverse. Sans oublier les qualité classiques d’un gardien. Bon sur sa ligne, dans les airs, avec un mental d’acier. Il mène sa défense avec la complicité de son défenseur relanceur.

Avec tous ces éléments, vous pouvez dors et déjà bâtir une équipe. Ce sera un combat de tous les instants, Il devront souffrir à l’entraînement, être prêt pendant les matchs.

Vous devez les maintenir à bloc mentalement. Les manager, être proche et surtout, être exemplaire. La plupart des entraîneurs “bâtisseurs” aiment construire autour du beau jeu, en ferez vous parti ?